La revue de presse...
Paul dans sa vie est le prototype de beaux films sur l’héritage, la transmission.
Le Monde
Une sagesse et une authenticité aussi rares méritent le déplacement.
Première
Un portrait terriblement sensible et attachant.
Zurban
Une esthétique qui sort du lot commun.
Une œuvre belle et forte qui transforme celui qui la regarde.
La Croix
Servi par la caméra de Guy Milledrogues, ce film, ode à la communion entre l’homme et la nature, rappelle les tableaux de Millet.
Télérama

Jean-Claude Guillebaud - Télé-Ciné-Obs
Bien plus qu’une image ou un symbole, une leçon de vie.
Le Figaro
Portrait concret et poétique…Drôle, émouvant, authentique.
On aime beaucoup.
Studio
Avec pudeur, Paul ouvre sa boîte à souvenirs et son cœur simple et beau.
L’expansion
Une complainte douce et légère.
La Presse de la Manche
Une parenthèse enchantée.
Métro
Chaudement recommandé.
Libération
Première
Un portrait terriblement sensible et attachant.
Zurban
Une esthétique qui sort du lot commun.
Une œuvre belle et forte qui transforme celui qui la regarde.
La Croix
Servi par la caméra de Guy Milledrogues, ce film, ode à la communion entre l’homme et la nature, rappelle les tableaux de Millet.
Télérama

Il faut revenir, je crois, sur cette étrange - et heureuse -
péripétie médiatique. Périodiquement, il arrive qu'un fi lm hors norme,
tourné avec peu de moyens pour une station régionale et sans le moindre
souci de racolage, accède au rang d'oeuvre véritable. Le talent, le
sujet et le bouche-à-oreille suffisent dans ces cas-là à pulvériser les
logiques médiatiques ordinaires. C'est ce qui vient d'arriver pour «
Paul dans sa vie », le superbe documentaire de Rémi Mauger,
initialement tourné pour France 3 Normandie, et qui est sorti en salles
au mois de mai 2006 et en DVD voici quelques semaines.
A
l'origine, ce sujet en deux parties ( deux fois cinquante-deux minutes
) fut diffusé pendant un an sur quelques antennes régionales, puis
repris dans son entier par France 3, mais très tard dans la nuit. C'est
la rumeur locale, l'audience inattendue, les réactions enthousiastes
enregistrées ici et là qui ont permis que « naisse », au bout du
compte, une oeuvre en 35 mm dont on peut parier que les cinéphiles
parleront encore dans quinze ans. La confiance avisée d'une productrice
- Marie Guirauden des Films d'Ici - aura fait le reste.
Pourquoi l'affaire, dans son déroulement, est-elle réjouissante ? Parce qu'elle contrevient à tous les calculs et marketings ordinaires. Elle transgresse les lois de la pub, de l'Audimat et du formatage. Pendant une année ( en 2003 ), le réalisateur et son cadreur et ami Guy Milledrogues ont suivi le quotidien d'un simple paysan septuagénaire, Paul Bedel. Ce dernier, têtu et modeste, avait juré de reprendre le travail agricole de son père, à l'extrémité venteuse et somptueuse du cap de la Hague. Apre paysage de bruyère et de landes, cerné par l'océan, là où les champs sont enchâssés dans des murets de pierres et noyés dans la vapeur des embruns.
Pendant quarante années, avec l'aide de ses deux soeurs, Paul aura mené une vie de besognes, de bricolages opiniâtres et de va-et-vient méditatifs en usant d'un matériel agricole datant des années 1950, et mille fois réparé. Des journées réglées sur les variations du ciel, la traite en plein champ, et ces artisanats d'autrefois ( le beurre baratté, les volailles en liberté, les escapades de pêche à pied aux grandes marées, etc. ). On pense à cette mention de Julien Gracq qui, dans « Lettrines », parle des mille et une activités gagne-petit qui, jadis, verdissaient le quotidien des campagnes. C'est exactement ça.
Chaque matin, on interroge le ciel qui décidera de la journée. Les couvées de canard grandissent, les vaches font leurs veaux, les gestes se répètent. C'est le temps, au fond, qui est le vrai sujet du film. Au loin, du côté de Beaumont ou de la baie du Houguet, on devine la silhouette de l'usine de retraitement de la Hague qui, construite dans les années 1960, aura changé la vie des paysans du coin, presque tous devenus salariés. Paul, lui, aura refusé ce « lâchage » et résisté. Obstinément accroché à ses fi délités d'un autre âge, il aura en quelque sorte interrompu l'écroulement du temps. Le temps d'une vie. La sienne.
Pourquoi l'affaire, dans son déroulement, est-elle réjouissante ? Parce qu'elle contrevient à tous les calculs et marketings ordinaires. Elle transgresse les lois de la pub, de l'Audimat et du formatage. Pendant une année ( en 2003 ), le réalisateur et son cadreur et ami Guy Milledrogues ont suivi le quotidien d'un simple paysan septuagénaire, Paul Bedel. Ce dernier, têtu et modeste, avait juré de reprendre le travail agricole de son père, à l'extrémité venteuse et somptueuse du cap de la Hague. Apre paysage de bruyère et de landes, cerné par l'océan, là où les champs sont enchâssés dans des murets de pierres et noyés dans la vapeur des embruns.
Pendant quarante années, avec l'aide de ses deux soeurs, Paul aura mené une vie de besognes, de bricolages opiniâtres et de va-et-vient méditatifs en usant d'un matériel agricole datant des années 1950, et mille fois réparé. Des journées réglées sur les variations du ciel, la traite en plein champ, et ces artisanats d'autrefois ( le beurre baratté, les volailles en liberté, les escapades de pêche à pied aux grandes marées, etc. ). On pense à cette mention de Julien Gracq qui, dans « Lettrines », parle des mille et une activités gagne-petit qui, jadis, verdissaient le quotidien des campagnes. C'est exactement ça.
Chaque matin, on interroge le ciel qui décidera de la journée. Les couvées de canard grandissent, les vaches font leurs veaux, les gestes se répètent. C'est le temps, au fond, qui est le vrai sujet du film. Au loin, du côté de Beaumont ou de la baie du Houguet, on devine la silhouette de l'usine de retraitement de la Hague qui, construite dans les années 1960, aura changé la vie des paysans du coin, presque tous devenus salariés. Paul, lui, aura refusé ce « lâchage » et résisté. Obstinément accroché à ses fi délités d'un autre âge, il aura en quelque sorte interrompu l'écroulement du temps. Le temps d'une vie. La sienne.
Par sa
méticulosité pudique, sa patience, sa lenteur, son attention aux menus
détails, la structure et la tonalité du fi lm font songer à du
Depardon, une parenté que Mauger ne renie d'ailleurs pas. Mais le
personnage de Paul, dont c'est peu de dire qu'il crève l'écran, ne
participe jamais du misérabilisme. Silhouette courbée sous le vent
d'ouest, gâpette sur les yeux, paisible face à la vieillesse qui vient,
il manie un humour aussi décalé que lui. On est dans du Millet ( celui
de « l'Angélus ») mais jamais très loin de Buster Keaton, comme le dit
le réalisateur lui-même. C'est très beau. Chapeau l'ami !
Bien plus qu’une image ou un symbole, une leçon de vie.
Le Figaro
Portrait concret et poétique…Drôle, émouvant, authentique.
On aime beaucoup.
Studio
Avec pudeur, Paul ouvre sa boîte à souvenirs et son cœur simple et beau.
L’expansion
Une complainte douce et légère.
La Presse de la Manche
Une parenthèse enchantée.
Métro
Chaudement recommandé.
Libération